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après Givry - Namur

20 mars 2018 - 07:52

«Avec les joueurs que nous avons, nous devrions mieux jouer au foot»

Un demi-assist, un penalty provoqué et quatre buts contre Namur. «J’ai montré que je n’étais pas qu’un back gauche», sourit Jonathan Schinckus.

Jonathan Schinckus, à quand remontait votre dernier but en match officiel?

Alors là, bonne question… Je ne m’en souviens même pas (NDLR, c’était le 3 avril 2016 avec Arlon, contre Loyers).

Et votre dernier quadruplé?

Je n’ai jamais planté quatre buts en nationale, ni même en première provinciale. Ça doit donc remonter à mon époque chaumontoise, contre Louftémont ou une équipe de ce genre (rires).

Vous n’aviez pas encore inscrit le moindre but pour Givry depuis votre arrivée en 2016. Et là, vous en plantez quatre en 28 minutes. Comment vous l’expliquez?

Premièrement, il faut reconnaître que nous avons affronté une équipe malade, qui s’est quelque peu découragée et désorganisée après nos deux premiers buts. Deuxièmement, je n’ai pas souvent eu l’occasion d’évoluer aux avant-postes depuis que je suis arrivé à Givry (NDLR, en l’absence de Sébastien Leva, il évoluait sur le flanc gauche offensif). Je pense que j’ai montré, ce samedi, que je n’étais pas qu’un back gauche (il sourit). J’étais déjà content d’en mettre un. Mais quatre, c’est évidemment inespéré.

On n’a pas l’habitude de voir Givry se faire plaisir de la sorte…

C’est vrai qu’à Givry, on a l’habitude d’insister avant tout sur les duels, sur l’impact physique. Pour une fois, on a pris la maîtrise du ballon. Nous avons montré que nous savions, également, jouer au sol.

Pourquoi ne le faites-vous pas plus souvent, alors? On a parfois l’impression que Givry n’ose pas. Cela se remarque, par exemple, sur les coups de pied de but et les coups francs accordés dans votre camp. Vous construisez rarement depuis la ligne arrière…

C’est vrai. Avec les joueurs que nous avons, nous devrions mieux jouer au football. Je prendrai l’exemple du match contre Bertrix. On a joué comme notre adversaire, avec beaucoup de longs ballons. Sauf que les Baudets, ils ont des «beefs» devant. On ne peut pas dire que ce soit le cas chez nous.

Ce jeu dénué de risque, c’est aussi la griffe d’Éric Picart, non? Il répète régulièrement que «le beau jeu ne paye pas», à ce niveau… On pourrait voir un Givry différent avec les mêmes joueurs, mais avec un autre entraîneur?

C’est possible. Chaque entraîneur a sa philosophie, ses principes. Éric insiste beaucoup sur l’engagement, le pressing. Il prône un jeu direct, vertical. Son successeur amènera peut-être d’autres idées et une vision du foot différente. Mais même si on aimerait parfois prendre plus de plaisir, en posant un peu plus le ballon, il ne faut pas oublier tout ce qu’Éric a apporté à Givry. Avec lui, les joueurs ne lâchent rien. Et être solide défensivement, ça reste la base.

Puis ce n’est pas parce qu’on a mis sept buts à Namur qu’il faut s’emballer. Nous ne rencontrerons pas, chaque semaine, des équipes qui laissent autant de boulevards.

L’objectif de fin de saison pour Givry?

Il faut d’abord confirmer contre Cointe pour se mettre définitivement à l’abri. Et continuer à rêver du Top 5, même si on sait que ce sera compliqué d’aller le chercher.

Vous serez toujours Canari la saison prochaine?

Je ne sais pas encore. Ma priorité, c’est Givry. Je dois rencontrer Philippe Huberty prochainement. Si je pars, ce sera pour retourner à Chaumont, pour jouer avec mon frère Jordan en P1.

Bojovic: «C’est toujours moi qui dirige»

Pour un vrai Merle comme le coach Zoran Bojovic, connu pour son sérieux et sa discipline, le match (?) à Givry a dû ressembler à un long cauchemar.

«Après deux belles opportunités en début de match, nous n’avons plus vraiment existé, soupire le jambois. C’est vraiment très décevant», relate Zoran qui va solliciter une entrevue avec les repreneurs et les joueurs pour mettre les choses au point.

Stop ou encore? Si le mentor namurois qui n’abandonne pas facilement a souhaité poursuivre jusqu’au bout de la saison, certains joueurs risquent désormais de compter leur temps de jeu sur les doigts d’une main.

«Ils avaient l’occasion de montrer quelque chose, je leur ai dit avant le match». Il ne supporte surtout pas les manquements à la discipline de quelques-uns et de s’être fait rembarrer verbalement. «Je fais des remarques positives et je n’ai manqué de respect à personne. Jusqu’à présent, c’est toujours moi qui dirige. Celui qui n’a pas envie de travailler restera chez lui», tonne Zoran Bojovic.

Antoni Basile s’en souviendra…

Si Jonathan Schinckus se souviendra longtemps de cette folle soirée du 17 mars 2018 (un penalty provoqué et un quadruplé), Antoni Basile aussi! Le jeune défenseur de l’UR Namur, 20 ans, est monté au jeu à la pause en lieu et place d’un Maxime Paquet qui avait beaucoup de mal à contenir l’ailier givrytois. Eh bien le malheureux Antoni ne s’en est pas mieux sorti que son prédécesseur. Voyant les boulevards que son arrière droit laissait à Jonathan Schinckus (trois buts dans le quart d’heure de reprise), son entraîneur, Zoran Bojovic, l’a rappelé sur le banc après vingt minutes seulement.

Le jeune Elliot Mauleon (17 ans), lui, ne s’est pas trop mal débrouillé. Non seulement Givry n’a plus marqué après sa montée au jeu, mais en prime, il a délivré l’assist à Ndongala sur l’unique but des Namurois.

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