Après Hamoir - Givry

4 avril 2017 - 12:57

Givry, six clean sheets en 2016, une seule en 2017

Julien Robinet et Givry doivent réaliser un six sur six
Julien Robinet et Givry doivent réaliser un six sur six-ÉdA – 301276637612

La défense givrytoise n’est plus aussi imperméable qu’au premier tour. Depuis la reprise, les Canaris n’ont gardé qu’une seule fois le zéro.

Julien Robinet, le marquoir affichait 0-1 à la pause, dimanche, à Hamoir. À la 56e, 4-1. Que s’est-il passé? Ce n’est pas le même adversaire qui est ressorti du vestiaire?

Si. Je pense plutôt que c’est nous qui avons oublié de ressortir du nôtre. Alors qu’on était bien en place au premier acte, ne concédant qu’une seule opportunité aux Hamoiriens, tout s’est écroulé comme un château de cartes à la reprise. Le premier but nous a fait mal. Après, Hamoir a fait du 100% devant le but. Personne, à la mi-temps, n’avait envisagé un tel scénario…

En seize matches avant la trêve, vous aviez gardé six fois le zéro. Prouesse que vous n’avez réalisée qu’à une reprise depuis la reprise, en onze sorties. Une explication?

Non. Rien n’a changé dans l’organisation, ni dans les intentions. Je pense simplement que nos adversaires font preuve de plus de réussite aujourd’hui qu’au premier tour. Depuis quelques semaines, chaque erreur se paye cash. Voyons le côté positif: nous marquons, aussi, beaucoup plus facilement que durant la première moitié de saison (NDLR, une moyenne de 0,81 but marqué par match avant la trêve, pour une moyenne de 1,91 depuis la reprise). Bon, après, si vous me donnez un Mazinga, un Legros, un Lorenzon ou même un Diallo en plus, je suis preneur. Il y a des attaquants très costauds dans la série. Avec une préférence pour Mazinga, qui est probablement le plus complet.

Dimanche, vous vous rendrez à La Calamine, un concurrent direct. Avec le couteau sous la gorge?

Cela ne me fait pas peur. Jouer le maintien, je sais ce que cela signifie, puisque j’ai évolué durant huit saisons à Arlon (rires). Plus sérieusement, je sens le groupe serein. Nous l’avons prouvé le week-end précédent contre Couvin, dans un match à six points. Le déplacement à La Calamine est à ranger dans la même catégorie. Un point ne suffira pas, dès lors que les Germanophones ne comptent qu’un point de retard sur nous en ayant disputé une rencontre de moins. Il faut absolument l’emporter et confirmer dans la foulée contre Namur, dans un match qui ne sera pas aussi simple qu’on peut le penser. Certes, les Namurois terminent la saison en roue libre, mais cette rencontre sent le traquenard à dix kilomètres. Réalisons un six sur six et le maintien sera dans la poche!

Vous connaissez le nombre de descendants dans la série?

Deux descendants directs et un barragiste minimum, non?

Non, minimum trois descendants directs et peut-être plus, en fonction des descendants francophones de D1…

C’est difficile de s’y retrouver, mais à Givry, je crois qu’on a bien compris qu’il fallait seulement regarder dans notre assiette. Remportons les deux prochains matches, deux véritables finales, et nous serons quasiment assurés de laisser, au minimum, quatre équipes dans nos dos. Le cas échéant, il ne devrait rien nous arriver de fâcheux.

L’autre information du week-end, c’est l’officialisation de la descente de votre ancien club, la JL Arlon, en P1. Tout sauf une surprise?

Avec l’exode que le club a connu l’été dernier, une telle issue était prévisible, effectivement. Il aurait fallu un miracle pour qu’Arlon se sauve. Ce qui ne m’empêche pas d’être triste pour un garçon comme Maxime Grégoire ou pour le président Lemaire, que j’ai côtoyé durant huit saisons. Il faut rebondir, désormais. Rejouer le titre en P1 pourrait permettre au club de repartir sur une bonne dynamique.

Comment expliquez-vous qu’un club de village comme Givry évolue en D2 et que le club phare d’Arlon se retrouve en P1? En d’autres mots, comment Givry parvient-il à attirer quasiment ce qui se fait de mieux dans la province, et pas Arlon?

Je ne veux pas me mettre mon ancien président à dos, hein! (rires). Je pense que la grande force de Givry, c’est sa stabilité, son côté familial. Des Grandjean, Hinck, Bodet, Billion, Remy sont là depuis des années. Quand des garçons restent aussi longtemps dans un club, c’est qu’il y fait bon vivre. À Arlon, l’ambiance était très bonne également, mais on faisait la fête à huit ou neuf. À Givry, on la fait à quinze ou à seize, parce qu’on est tous copains avant d’être coéquipiers.

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