Après Solieres - Givry

3 novembre 2016 - 09:59

Picart : «Hors de question de capituler!»

Éric Picart: «Nous avons transféré du régional, mais pour jouer à ce niveau, vous devez vous tourner vers les autres provinces.»
Éric Picart: «Nous avons transféré du régional, mais pour jouer à ce niveau, vous devez vous tourner vers les autres provinces.»-ÉdA – 301372252721

Battu à Solières, Givry est avant-dernier au classement général. Et au vu de ses déclarations d’après-match, Éric Picart semble s’impatienter.

Éric Picart, depuis le début de la saison, vous avez toujours eu un discours positif à l’issue de vos matches. Dimanche, après le revers à Solières, pour la première fois, vous avez été fort critique envers votre groupe. Vous perdez patience?

J’ai toujours protégé mon groupe l’an dernier. Car je savais que tout le monde donnait son maximum. Mais là, ce n’est plus le cas. Certains sont contents d’être à ce niveau et cela suffit à leur bonheur. Je ne donnerai pas de nom, mais des joueurs de mon groupe ne fournissent pas tous les efforts nécessaires pour jouer à ce niveau. Le club de Givry leur a offert une chance unique de jouer à ce niveau, mais ils ne semblent pas vouloir la saisir. Les autres équipes s’entraînent trois, quatre voire cinq fois par semaine. À Givry, quand je dis qu’on fera trois séances sur la semaine, certains commencent à pleurer. Par contre, pour aller réclamer 5€ de plus, là, ils se déplacent.

Givry a-t-il le niveau pour évoluer dans cette division?

Nous devons, en tout cas, toujours être à 100% pour prendre des points. Par rapport à la Promotion D de l’an dernier, vous avez deux niveaux de différence. Lors du match à Charleroi, dans le quinze adverse, six joueurs avaient connu la D1 ou la D2. À Givry, ce n’est pas le cas. Mais cette montée, nous l’avons voulue. Nous savions que ce serait compliqué. Attention, tout n’est pas noir non plus. Nous avons montré de belles choses depuis le début de la saison. Mais il faut faire plus d’efforts. Je n’oublie pas non plus que par rapport à l’an dernier, j’ai perdu des joueurs. Wautelet, personne n’en parle, mais il était très important. C’était un pitbull qui mangeait à chaque fois le meilleur joueur adverse. Hatert et Billion sont aussi sur la touche. Tout comme Hinck, qui vient de rater plusieurs matches. À Solières, il aurait fait du bien.

«Nous ne sommes pas largués au classement»

Vous avez parlé d’un manque d’envie après la défaite à Solières. Vous confirmez?

Tout à fait. Cela me déçoit, mais c’est la vérité. Comme je l’ai dit, certains ont joué comme des poulets sans tête. Au foot, ce constat est embêtant. À la pause, dans le vestiaire, quelqu’un a dit que cela irait, car nous étions à onze contre dix. Je lui ai répondu que vu la prestation de certains, nous évoluions à dix contre huit. Nous avions le ballon, mais nous n’avons pas su créer le danger à une seule reprise. En face, cela repartait vite vers l’avant.

Vous avez sorti Nathan Copette après trente minutes. Il paraît qu’il vous a caché une petite blessure?

Je ne sais pas. Nathan n’était pas bien dans la partie, il n’avait aucune accélération. Un joueur a le droit d’être en méforme, mais son changement était obligatoire. Déjà au quart d’heure, j’avais pensé à le sortir. Mais je ne voulais pas le casser.

Depuis trois semaines, vous terminez systématiquement le match en infériorité numérique, alors que les autres années, cela n’arrivait quasiment jamais. Vos joueurs sont trop nerveux?

Non, nous ne prenons aucune carte pour rouspétance. Mais parfois, nous sommes mal positionnés ou bien nous sommes dépassés par la vitesse du jeu. Et alors, nous commettons des fautes. Nous avons transféré du régional, mais pour jouer à ce niveau, vous devez vous tourner vers les autres provinces, avec des joueurs qui ont eu d’autres formations. Regardez Ben Saïda à Solières. Voilà trois ans, certains m’ont reproché de le protéger. Mais ce qu’il a montré dimanche contre nous, aucun joueur de mon groupe ne sait le faire. Je ne crache pas dans la soupe non plus. Nous ne sommes pas largués au classement. Il faut s’accrocher et gagner des matches quand les conditions climatiques seront plus compliquées. Nous avons l’habitude de nous entraîner sur des terrains difficiles et gras. Cela pourrait nous permettre de prendre le dessus sur certaines équipes. Pour moi, il est hors de question de capituler. Ce n’est pas dans mon tempérament.

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