Après Givry- Liège

27 septembre 2016 - 12:06

DIVISION II AMATEURS - Givry 1 – FC Liège 5

Roberty n’est pas content et le dit

Jérôme Roberty n’est pas heureux de son temps de jeu.
Jérôme Roberty n’est pas heureux de son temps de jeu.-ÉdA – 301264068659

Comme souvent depuis le début de saison, Jérôme Roberty était sur le banc pour accueillir son ancien club. Il n’en est guère heureux.

Jérôme Roberty, vous avez passé trois saisons chez les jeunes de Liège, de 2008 à 2011. Vous avez retrouvé des figures connues ce samedi?

Pas trop en fait. Chez les joueurs, Dengis que j’ai côtoyé chez les jeunes. Et Audoor, mais je n’ai jamais joué avec lui. Dans le staff, mis à part Brogno et Wégria, je connaissais tous les autres membres ainsi que quelques sympathisants.

Ce match revêtait quand même un caractère particulier pour vous?

Oui, dans la mesure où j’ai découvert le monde pro en allant là-bas. Je n’avais rien connu d’autre que Mormont jusque-là. Cela représentait un fameux changement. Et puis, quand on passe trois saisons dans un club, on s’attache forcément un peu.

Quelle impression vous a laissé ce FC Liège samedi?

J’ai souvent été les voir l’an passé (NDLR: il étudie toujours à Liège, en 1re master digital marketing aux HEC) et leur jeu me paraissait assez poussif. Ils se sont plusieurs fois imposés grâce à l’appui de leur public. Là, j’ai découvert une équipe mature, qui laisse peu de possibilités à l’adversaire et s’appuie sur des joueurs offensifs capables de faire la différence. Ce n’est plus le style rouleau compresseur comme lorsqu’ils ont été sacrés en Promotion, mais c’est efficace.

Et Givry face à cette armada?

Le constat est un peu semblable à celui des semaines précédentes. En ce sens qu’on manque toujours de rythme face à de telles formations et ça se sent dans les duels défensifs comme dans la vitesse d’exécution. Comme d’habitude, on a vécu un petit redressement après la pause quand le coach nous a remis un peu de pression. La saison passée, on entamait les matches avec le sentiment qu’on allait manger l’adversaire et désormais, ça ne se passe plus de la même façon, on perd un peu nos repères et on finit par rater des choses simples. On a opté pour une philosophie qui nous a réussi en préparation, mais désormais, on se retrouve dans un contexte où on se contente de contenir l’adversaire. Ce n’est pas dans notre intérêt avec les joueurs qu’on possède.

Contraints et forcés par l’adversaire ou bien vous remettez en question la stratégie du coach?

Je pense que lorsque vous accusez un déficit de confiance, vous avez tendance à attendre davantage sur la pelouse et je crois que c’est aussi lié au discours du staff, influencé par les résultats.

Une forme de remise en question donc?

Non, je trouve juste que le système qu’on a mis en place a fait ses preuves. On ne peut pas nous demander de défendre et nous reprocher de ne pas bien attaquer.

«Si on m’avait dit que je ne commencerais que 7 ou 8 matches sur 30…»

Sur le banc samedi, vous êtes monté au jeu vers l’heure, comme souvent depuis le début de cette saison (voir ci-contre). Vous espériez davantage?

Oui, et je ne cache pas mon mécontentement. J’ai été blessé jusqu’au 20 juillet, mais j’ai fait ce qu’il fallait pour me maintenir en forme et je crois faire ce qui est nécessaire pour mériter une place de titulaire. Je pense avoir réussi des montées au jeu satisfaisantes, dans des conditions parfois ingrates. J’ai été l’un des joueurs les plus prolifiques en fin de saison dernière et je ne pensais pas reprendre avec le statut qui était le mien avant cela. Celui d’un élément qui passe après les autres.

Vous en avez parlé au coach?

Quand les résultats suivent, les joueurs mécontents ont juste le droit de se taire. Quand ils ne suivent pas, dans un noyau de 22 joueurs, ils se taisent aussi car il y a suffisamment de monde pour les remplacer. En fait, le coach ne me voit qu’en n°9, un poste où Copette fait de bons matches alors que je me sens mieux en 10 ou en 9 et demi. Il préfère des joueurs plus accrocheurs à ce poste. C’est à lui de se demander si c’est une bonne idée. J’ai déjà joué sur un côté, mais à gauche, Leva est indiscutable et à droite, il y a des éléments avec un meilleur profil que moi pour ce rôle. Je n’avais pas envie de partir, je me plais ici, mais si on m’avait dit que je commencerais 7 ou 8 matches sur 30, j’avoue que je ne serais pas resté. Mais je prends mon mal en patience.

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