Avant Givry - Arlon

5 mars 2016 - 09:22

Huberty : « Il nous faut un buteur »

À l’aller, Givry l’avait emporté 1-2 à l’Avenue de Longwy.
À l’aller, Givry l’avait emporté 1-2 à l’Avenue de Longwy.-ÉdA – 30459801420

Philippe Huberty n’est pas pressé pour la saison prochaine. Il espère la D2 mais la D3 amateurs ne serait pas une catastrophe.

Malgré son récent un sur neuf, Givry est toujours en course pour la montée en D2 amateurs. Pour rappel, les trois premiers de Promotion sont assurés de rejoindre cette série alors que rien n’est encore sûr concernant les places suivantes du classement.

«Donc, je n’ai pas encore planché sur la saison prochaine, note Philippe Huberty, le directeur sportif de Givry. Ce n’est pas la même chose si on est en D2 ou en D3. Je crois qu’il faut encore attendre cinq journées pour avancer dans les préparatifs. Ma préférence? Elle va à la D2, mais comme je l’ai dit aux joueurs, ce sont eux qui ont les cartes en mains. Les joueurs ont les qualités pour y arriver, c’est évident. Les équipes qui seront en D2, on les connaît. Hamoir, Ciney, Sprimont, nous avons déjà joué contre ces formations et cela ne me fait pas peur. C’est un univers qui n’est pas inconnu. Le groupe est jeune et talentueux, nous aurions notre place, mais il faut le prouver maintenant sur les neuf derniers matches

Givry a la chance de jouer six fois sur neuf à domicile, un avantage indéniable pour la bande à Éric Picart. Sera-ce suffisant pour revenir dans le top 3? Verdict en fin de saison.

«Pas dans une mauvaise passe»

En attendant, peut-on dire que Givry est dans une mauvaise passe après avoir pris un point en trois rencontres avec un partage contre Solières et deux revers contre Namur et Tamines.

« Non, rétorque l’homme fort de Givry. À Namur, nous avons été mauvais, mais on aurait pu ramener un point. Contre Solières, c’était très bon. Et à Tamines, on a la balle pendant 80% du temps, 15 situations dangereuses, mais on ne marque pas. D’ailleurs, cela pouvait être 0-2 après cinq minutes. Il me faudrait un buteur, mais c’est une denrée rare. On en a déjà eu des Cornet, des Marloye, etc. Cela ne se trouve pas facilement. J’en connais, mais le club n’a pas des moyens illimités. Mais nous savons tous qu’il nous faut un gars capable de planter des buts facilement, cela a trop souvent été notre péché cette année.» Rien de concret encore donc pour Givry, il faudra encore patienter quelques semaines avant que la situation ne se décante. Éric Picart devrait lui poursuivre à la tête des Canaris sauf surprise.

La dernière chance des Arlonais ?

Nathan Copette: «Ça va être un combat, ça va être dur. Pas de problème pour moi, je n’ai jamais été aussi bien physiquement.»
Nathan Copette: «Ça va être un combat, ça va être dur. Pas de problème pour moi, je n’ai jamais été aussi bien physiquement.»-ÉdA

Nathan Copette, pour le FCJLA, ce derby, c’est l’occasion de rattraper les points perdus du week-end dernier contre Solières?

Il nous faut les trois points, pour le classement et pour le moral. Un point, ce ne serait pas suffisant. Il va falloir jouer à fond et faire preuve de rigueur et de concentration pendant les 90 minutes, ce qu’on ne parvient pas souvent à faire.

Givry reste sur une défaite à Tamines et n’a plus gagné depuis le 31 janvier à Verlaine. C’est le bon moment pour aller là-bas?

Les deux équipes doivent absolument gagner, il va y avoir une certaine tension. J’espère qu’on ne va pas les relancer, comme à l’aller. C’est l’équipe qui en voudra le plus qui l’emportera. Ce qui est sûr, c’est que nous avons toutes les qualités pour gagner là-bas.

Une victoire vous relancerait dans la course au Top 6?

Tout à fait. C’est peut-être notre dernière chance. On n’a pas intérêt à passer à côté. On doit y croire. Je n’oublie pas que l’an dernier, on a fini par un 18/21.

Une troisième défaite d’affilée, ce serait la fin des illusions?

Si on perd trois fois de suite, c’est que quelque chose ne va pas. Et mentalement, un 0/9, ça ferait mal. Il ne faudrait plus trop rêver. Mais on ne doit pas penser à cela, on ne doit penser qu’à la victoire.

Le terrain va être très difficile et sera rapidement abîmé. C’est l’engagement qui va primer?

Oui, et le physique en lui-même aussi. Ça va être un combat, ça va être dur. Il faudra tenir les 90 minutes. Celui qui n’est pas au top au niveau de sa condition, il va souffrir. Pas de problème pour moi, je n’ai jamais été aussi bien physiquement.

Vous vous adaptez sans trop de difficultés sur ce type de terrain?

J’aime quand même mieux les terrains secs, où je suis meilleur. C’est toujours plus délicat de s’exprimer sur des terrains difficiles. Mais il ne faut pas chercher d’excuses. Ce sera le même terrain pour tout le monde.

Le secteur offensif arlonais a, dans son ensemble, plus de mal à s’exprimer…

Oui, parce que nous avons surtout des petits gabarits, qui ont plus de technique que de physique et qui aiment bien avoir le ballon au pied. Mais tous les joueurs sont capables de faire la différence. On le voit en semaine, quand on s’entraîne sur des terrains catastrophiques. Le positionnement sur le terrain sera aussi important, pour ne pas courir et se dépenser pour rien.

Avec 13 buts, vous êtes 3e au classement des meilleurs buteurs de la série. Et premier Luxembourgeois. Vous y prêtez attention?

Tous les attaquants y regardent un peu. Même si ce n’est pas l’objectif principal. Mais je suis un peu déçu, car j’aurais dû en avoir trois ou quatre en plus, avec un peu plus de réussite.

Surpris d’avoir déjà inscrit autant de buts cette année?

Non. En restant humble, je suis conscient de mes qualités et des qualités de mes partenaires, qui me donnent de bons ballons. J’ai toujours voulu cette place de n° 9. J’ai retrouvé des sensations en fin de saison dernière et ça m’a aidé. Je suis quelqu’un qui marche à la confiance et je ne me pose pas de question. Cette saison, j’ai repris le goût au football.

Vous avez un objectif? La barre des vingt buts?

Le rôle d’un n° 9, c’est quand même de marquer. Il doit être au bon endroit au bon moment et il doit être performant. En boutade, le coach m’avait parlé de 15 buts. J’y suis presque. Je dois dire que le coach a toujours cru en moi et il m’a toujours poussé. Je n’ai pas d’objectif particulier. Je veux en mettre le plus possible. Mais le principal, ça reste le collectif et faire gagner l’équipe, peu importe qui marque.

Un but contre Givry, votre ancien club, aurait une saveur particulière?

Oui, ça me fera plaisir de marquer. Si je peux montrer là-bas que je peux marquer en tant que n° 9… Au match aller, c’est déjà moi qui avais marqué.

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