Analyse des matchs du w-e

10 février 2016 - 12:13

Casérini, Waremme, la montée, tout ça…

Solières est dans un bon trip,Waremme, non.
Solières est dans un bon trip,Waremme, non.-Masson

Si Solières se montre aussi intraitable, il terminera dans le trio de tête et montera. Waremme, lui, n’est-il pas trop court?

«Sachez que je n’ai encore eu aucun contact avec des dirigeants officiels d’autres clubs, donc, en fait, aucun contact! Mais on entend beaucoup de rumeurs, ça oui!»

On ne sait si Philippe Casérini, en émettant ces propos, jouait sur les mots («officiels»), se montrait avant tout diplomate (car on ne peut pas tout dire en cette période de l’année) ou lâchait son exacte vérité, mais on a du mal à croire que le T1 soliérois n’intéresse pas le monde du ballon rond, lui qui a quand même réalisé de belles choses ces dernières années avec Solières.

Certes, le club hutois a un beau noyau. Mais ça n’a jamais été une assurance de réussite. Il faut pouvoir tenir en haleine 19-20 gars d’égale et excellente valeur. Et là, incontestablement, Casé y arrive, sachant profiter au maximum du luxe dont il dispose. Il varie ses sélections en fonction de ses choix tactiques et fait tourner. «Ce dimanche, Lemmens n’était pas repris uniquement parce qu’il n’entrait pas dans tous les schémas de jeu possibles», expliquait-il d’ailleurs. Sur les 18 joueurs de champ de son noyau, 16 ont été titulaires lors des trois derniers matchs. «Oui j’ai un beau noyau, mais n’oubliez pas qu’un Spinosa est arrivé avec 10 kg de trop et qu’un Papalino, personne n’en voulait plus.» Ceci, pour ceux qui penseraient que c’est bien la moindre des choses que Solières monte cette saison. «On doit bien dire que notre coach est pour beaucoup dans notre bonne mentalité, il ne nous laisse pas de répit», confiait Giovanni Alaimo après le match.

La victoire face à Waremme est sans doute une carte de visite laissée par Casé à ceux qui sont venus voir le match. Carte de visite pour la maison d’en face? Qui sait, puisque le sort de Vincent Binot (dont l’équipe est encore classée devant celle de Solières!) n’est pas encore éclairci à Waremme.

Pourquoi on parle de ça et pas du match? Eh bien parce que les joueurs waremmiens (qui viennent de faire 4 sur 15) ont joué de telle façon après la pause qu’il n’y a pas grand-chose à dire sur le match. On a senti une réelle différence de mentalité entre les deux camps. Kevin Musick, le capitaine wawa, ne s’y trompait pas, qui pointait aussi autre chose: «N’est-on pas juste trop courts?»

Waremme trop court?

On peut se le demander. Waremme a perdu la percussion d’un De Blaere sur le flanc, la stature d’un Bouchibti à l’avant, autre profil d’attaquant que Cossalter ou Ribeaucourt. «Et même un Colson en allant chercher la profondeur offrait d’autres solutions», entendait-on. Là où les gars acquis (Piette et Crotteux) étaient des profils moins «atypiques». Sans oublier la guigne qui s’en est mêlée: Rafiki blessé et reblessé (ce qui oblige à faire jouer Piette au back), Pollina sur le flanc qui se casse le fémur, le grand Lemaire qui abandonne le navire… toutes choses qui font qu’on peut se demander si Waremme n’est pas trop court. Malgré des qualités. Les jeunes rentrés dimanche ont fait belle impression. «Mais on ne peut pas demander à des jeunes de tirer une équipe», notait Vincent Binot. sûrement avide de revanche.

La force de caractère de la Jeunesse

Qui aurait osé parier le moindre euro sur un retour de Tamines dans son match à Bertrix (2-2)? Personne sans doute. Pourtant, alors qu’ils étaient menés de deux buts d’écart, contre le cours du jeu, les Sambriens ont trouvé les ressources pour revenir au score.

Et avec une force de caractère belle à voir, ils auraient même pu emporter la totalité de l’enjeu en se créant une dernière occasion de but dont Malcom Francotte, auteur d’une bonne entrée au jeu par ailleurs, se demandera longtemps encore comment il a pu la manquer. Dans de telles conditions, alors que les Taminois même menés au score, avaient été la meilleure équipe sur le terrain, le résultat nul est très satisfaisant, comme le soulignait Vincent André qui a osé changer fondamentalement son système de jeu, en évoluant à trois défenseurs, un entre-jeu renforcé et une attaque à trois. «C’est au physique que nous sommes revenus dans le match et s’il y avait encore eu cinq minutes, nous l’aurions emporté. Ce nul me satisfait amplement même si je suis un peu déçu de ne pas avoir pris les trois points que nous aurions mérités, non seulement pour notre prestation finale mais aussi sur l’ensemble de la rencontre. J’ai d’autres satisfactions à relever. C’est notre banc qui a pu faire la différence, non seulement les joueurs qui sont entrés mais aussi ceux, comme Porson, qui ne sont pas montés au jeu et qui n’ont cessé d’encourager leurs partenaires».

C’était un déplacement compliqué pour Tamines car son adversaire a été tenace et extrêmement combatif, ne lâchant rien. Il convient donc que la Jeunesse se contente de ce résultat et le prenne comme un encouragement pour le futur et notamment, pour le derby de la semaine prochaine, face à Namur, un derby très attendu dans la Basse-Sambre.

« Ma plus belle chance d’être champion »

S’il souhaite tout simplement jouer, Christophe François s’impose doucement comme l’attaquant des Fagnards.
S’il souhaite tout simplement jouer, Christophe François s’impose doucement comme l’attaquant des Fagnards.-ÉdA – Frédéric de Laminne

Christophe François a connu toutes les positions dans sa carrière. Et s’il devenaitle nouveau buteur des Fagnards?

Trois buts en deux matches, c’est une belle prouesse pour un attaquant. Cela devient même un exploit pour un joueur qui a toujours évolué dans le milieu de terrain ou même en défense du temps de Bioul, en promotion avec Patrice Lievens. «Mais je déteste jouer derrière, plaisante Christophe François, le nouveau buteur des Fagnards. J’ai été formé pour évoluer dans le milieu, sur le flanc ou bien juste derrière les attaquants comme à Beauraing où j’ai inscrit 15 et 21 buts lors de mes deux saisons, avant de faire le grand saut du côté du stade Roi Soleil.»

Le déclic face à Ciney

Blessé en début de championnat alors qu’il était titulaire les saisons précédentes, l’accompagnateur de train a mis du temps avant de retrouver sa place dans l’échiquier principal de Fabrice Silvagni. «J’ai attendu huit matches avant d’être titulaire. Et puis, lors d’un match d’entre-saison à Ciney, le coach m’a testé devant. Apparemment, il était satisfait de ma prestation car depuis cette rencontre, je ne quitte plus mon poste d’attaquant (rires).»

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le mentor des Fagnards a vu juste. Face à Tamines, Christophe François a inscrit un doublé avant de récidiver ce week-end contre à Loyers après un peu moins de deux minutes de jeu. «Je tiens à préciser que le ballon a franchi la ligne d’au moins un mètre! Je n’ai pas compris pourquoi l’arbitre principal et l’assistant ont mis du temps avant de se décider. C’était pourtant très clair. Je l’avoue, j’ai stressé!»

Il n’est pas là pour «dépanner»

Bref, Christophe François a placé les Fagnards sur une voie royale face à la lanterne rouge. «Le centre de Quentin Meerpœl était parfait. De mon côté, si je ne suis pas quelqu’un de rapide, je tente de toujours me trouver dans le rectangle pour apporter le danger. Pour le moment, tout me sourit!» Quant à son avenir en tant que numéro 9, Christophe François ne préfère pas trop y réfléchir. «L’important pour moi est d’être sur le terrain, qu’importe ma position.» Il s’est tout de même imposé face à d’autres purs attaquants comme Lucas Lenoir, Mickaël Oliveira ou encore Adrien Di Bernardo, de retour de blessure. «Il n’y a aucune jalousie dans le vestiaire. Tout le monde accepte les choix du coach. J’ai aussi profité de la suspension de Lucas pour prendre la place d’attaquant mais il n’est pas rare de le voir, comme pour Micka, être décalé sur le flanc. Je ne suis pas là pour dépanner car je pourrais bien devenir un vrai attaquant avec le temps!»

Avec désormais quatre points d’avance, le titre se rapproche. Mais Christophe François rappelle «que notre objectif, c’est de terminer dans les trois premières places montantes. Après, c’est certainement aussi ma plus belle chance d’être au moins une fois champion dans ma carrière. Je croise les doigts mais nous devons rester vigilants. En début de saison, notre avance de 10 points a fondu en à peine quelques semaines…»

Lensois en D3 amateurs

«Nous sommes quasiment sauvés», se réjouissait Patrick Courtois au terme de la chevauchée fantastique face à Meux. En effet, nous ne voyons pas comment Loyers pourrait revenir dans le coup avec dix-sept points de retard sur Lensois.

D’autant que le coach sera toujours hesbignon la saison prochaine. «Bien sûr, affirmait Fernand Renson, l’homme fort des Rouges. Je repartirai avec mon T1 sans aucun doute.» En D3 amateurs ou plus haut. «Il reste onze rencontres à disputer, analysait le coach. Et nous ne sommes jamais qu’à quatre points des quatrièmes, Solières et Meux. Essayons d’être concernés le plus longtemps possible.»

De toute façon, il faut déjà se pencher sur l’avenir. «Évidemment, embraye le mentor. J’ai déjà pas mal de contacts. Mais j’ai aussi des priorités vis-à-vis des garçons qui sont en place. Je vais surtout rechercher des éléments qui ont de la personnalité afin d’être des leaders sur le terrain. Il existe aussi ce fameux souci de terrain.»

Là, le mécène Fernand Renson est catégorique: «Je ne serai jamais le locataire de Hannut.» Voilà qui est clair. «L’idéal serait de construire un synthétique à Lensois, avance le T1. Il y a pas mal de jeunes. Pour se faire, la volonté politique est nécessaire. Je comprends aussi logiquement la réaction des Hannutois qui n’ont pas envie de se faire exproprier. Je ne vois pas vraiment une solution au problème. Le seul juge est la commune de Hannut.» Ce n’est pas gagné d’avance…

Verlaine, faut-il s’inquiéter ?

L’année 2016 avait plutôt bien débuté pour les Taureaux. Bien qu’il avait été acquis dans des conditions tumultueuses sur un penalty à l’ultime minute, le succès ramené de Solières était de nature à bien lancer les hommes de Segatto dans cette nouvelle année.

Néanmoins, deux remises et deux défaites plus tard, les affiliés du stade de Six Bonniers sont forcés de poser les mêmes constats qu’à la fin 2015: leur équipe a beau faire au moins jeu égal avec ses adversaires, elle ne parvient pas à concrétiser ses qualités au marquoir.

Au terme de cet exercice, il n’y aura théoriquement qu’un seul descendant et les Taureaux ne sont pas encore vraiment en danger puisqu’ils comptent huit unités d’avance sur le dernier. Mais, à une semaine d’une visite chez la lanterne rouge, les Verts et Blancs ne doivent-ils pas s’inquiéter pour la fin de la saison? «Malgré les résultats qui ne suivent pas, l’ambiance reste bonne, assurait Jimmy Cwynar au terme du revers concédé dimanche face à Arlon. À ce niveau, rien n’a changé depuis l’entame de la saison. Le ton monte parfois sur le terrain mais ce n’est qu’une expression de notre frustration. L’esprit de victoire qui animait l’équipe la saison passée est toujours présent mais les désillusions s’accumulent alors que nous avons le sentiment de tout faire pour inverser la tendance. Malgré cela, nous formons toujours un groupe soudé sur et en dehors du terrain. C’est ce qui permet de rester confiant pour la suite. La roue va tourner!»

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ACFF LABEL JEUNES

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MATCHS DU W-E

D3 acff B

23/09 17:00   Mormont 4-0   Namur    
 
23/09 20:00   Longlier 3-3   Visé    
 
23/09 20:00   Aische 1-2   Herstal    
 
24/09 15:00   Verlaine 1-3   Huy    
 
24/09 15:00   Richelle 0-1   Aywaille    
 
24/09 15:00   Tilleur 3-1   Cointe    
 
24/09 15:00   Stockay 2-1   Givry    
 
24/09 15:00   Habay-la-neuve 2-0   Bertrix    

 

3 prov D

23/09 20:00   Assenois 2-1   St Pierre    
 
24/09 15:00   Bourcy 4-2   Sainte-Marie
   
 
24/09 15:00   Neufchateau 3-1   Cobreville    
 
24/09 15:00   Bras 5-1   Sainte Ode    
 
24/09 15:00   Vaux-Sur-Sure 1-1   Champlon B    
 
24/09 15:00   Witry 0-1   Namoussart    
 
24/09 16:00   Léglise 0-6   Givry B