Après Namur - Givry

9 février 2016 - 18:18

Givry, une défaite qui peut faire du bien

Battu sur un score arsenal à Namur, Givry voit Couvin s’éloigner à quatre longueurs, mais cette défaite, la première depuis le 7 novembre, pourrait être un mal pour un bien.

«Nous restons dans le wagon de tête, c’est le principal. Puis cela va peut-être remettre les pieds sur terre à quelques-uns pour mieux repartir de l’avant, espère Nicolas Grandjean. Pas que nous soyons trop confiants, mais à force des victoires, tout le monde parle de Givry qui joue le titre et nous nous prenons au jeu. Alors que l’objectif reste le top 6 et le reste c’est du bonus. Si le titre est toujours abordable à quatre matchs de la fin, ok, mais il est trop tôt pour en parler maintenant.Nous avons un groupe plus fort que les autres saisons, mais il faut prendre match par match. »

Point positif tout de même, ce match à Namur a permis de confirmer le retour aux affaires de Nicolas Grandjean, titularisé pour la deuxième fois de rang, après avoir été éloigné des terrains pendant plusieurs mois à cause d’une déchirure. «Je manque de rythme, c’est flagrant, regrette tout de même celui qui est devenu papa en novembre. Je n’ai plus de gêne et je joue pour la première fois de la saison sans blessure, mais j’ai encore une petite appréhension, je fais encore attention aux contacts, mais cela va venir. Je pense qu’il me faudra encore deux matchs et ce sera bon. »

Un retour sur le terrain qui lui fait du bien, même si regarder les copains depuis la tribune n’a pas trop été une torture. «Cela n’a pas été dur car nous sommes un vrai groupe où tout le monde se tire vers le haut, puis j’ai eu la chance en revenant que certains soient suspendus pour rejouer rapidement », glisse celui qui porte le maillot canari depuis 9 saisons. Et bientôt 10 ? «Tant que ça se passe bien à Givry et que je joue, pourquoi aller ailleurs? Il faudra rediscuter, mais l’idée d’une dixième saison me trotte dans la tête. Puis je ne vais pas quitter sur neuf saisons, dix, cela fait mieux (rire) . »

Le « miracle » namurois se poursuit

Dans des conditions toujours difficiles, les Namurois continuent de surprendre (succès 1-0 contre Givry). Même s’il connaît la force de caractère de son noyau, Pascal Bairamjan ne pouvait s’empêcher de souligner la mentalité exceptionnelle de celui-ci.

«Nous venons de gagner plusieurs matchs difficiles mais notre optique reste de prendre match par match, insiste le T1 carolo qui vient pourtant de hisser les Merles sur le podium tant convoité. Nous avons trois ou quatre grosses occasions au premier acte et nous aurions dû mener mais Givry aurait tout aussi bien pu passer devant. Ce fut moins académique en seconde période mais sur l’ensemble des occasions, je pense que la victoire est méritée».

L’avis de son homologue ardennais, Éric Picart, maniant d’ailleurs assez bien la mauvaise foi, divergeait, lui qui mettait, entre autres, la défaite sur l’état du terrain (« une vraie pâture» alors que les dirigeants namurois n’avaient pu compter que sur eux-mêmes pour le rouler).

30% de duels gagnés en plus

Pascal Bairamjan n’en avait cure et pensait déjà à la suite notamment au niveau des futures suspensions. Selon les statistiques tenues scrupuleusement par le T2 Vincent Pingaut, les Mosans avaient même battu les Canaris sur leur propre terrain en émergeant physiquement et en gagnant jusqu’à 30% de duels en plus que leur rival direct. Ronny Bukasa n’y était pas pour rien, lui qui avait arraché un grand nombre de ballons au milieu de terrain.

«Cela fait partie de mes qualités, exposait-il modestement. C’est surtout une victoire collective. Nous avons retrouvé une belle stabilité. Nous voilà à quatre succès d’affilée».

«Nous faisons beaucoup moins d’erreurs individuelles et avec cette formidable solidarité et une défense très solide, on peut réaliser notre objectif», se réjouissait pour sa part le défenseur Amin Hadim, auteur d’une belle prestation également.

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