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9 février 2016 - 19:31

« L’exclusion : le tournant du match »

Éric Adam regrettait le manque de «roublardise» des Verts en fin de rencontre.
Éric Adam regrettait le manque de «roublardise» des Verts en fin de rencontre.-ÉdA – Frédéric de Laminne

Avec le break réalisé après quinze minutes de jeu, les Meutois n’auraient jamais dû perdre ce déplacement au Patro Lensois (4-3).

Mais plusieurs faits de match ont changé la donne avant et après la pause. Tout d’abord l’exclusion de Benjamin Renson peu après la demi-heure. «Je l’accepte mais mon intention était de jouer le ballon même si mon tacle était fort appuyé. Je ne me suis pas lancé avec les deux pieds en avant», explique-t-il.

En revanche, Benjamin Renson ne comprenait pas certaines décisions arbitrales en deuxième période. «Je n’ai pas dans les habitudes de polémiquer. Mais cette fois, l’arbitre a clairement influencé le match. Il n’avait aucune ligne de conduite. En fin de rencontre, il devait sortir la rouge à un défenseur liégeois qui s’est jeté par l’arrière sur Giresse Mwemwe.»

Palate sur le banc, une première

Avec un défenseur de moins, Marco Casto a procédé à quelques changements au niveau de l’organisation générale. Smal est redescendu d’un cran «alors qu’il se baladait sur son flanc face à Verlaine», lance le T2, Éric Adam, et Garriz-Constant s’est déplacé sur le côté. «Nous n’avons presque plus rien amené offensivement , déplore le T2. En début de rencontre, Marco Casto a joué sa carte offensive en remplaçant Palate par Mwemwe dans l’entre-jeu pour tenter d’étouffer notre adversaire dès l’entame de match. Un choix payant au début mais pas sur la longueur à cause de notre infériorité numérique. Pour moi, l’exclusion de Benja, c’est le tournant du match.»

Trois goals en dix minutes

Mais l’exclusion ne peut pas seulement expliquer la défaite. Après avoir mené 0-2 puis 1-3 à vingt minutes du terme, les trois points ne pouvaient pas échapper aux hommes de Marco Casto. «Nous manquons de roublardise (sic) et d’intelligence à certains moments clés un peu comme face à l’UR Namur (défaite 2-1). Sur le dernier but, personne ne dégage le ballon. L’attaquant en profite pour le récupérer et marquer le quatrième goal. Nous encaissons d’ailleurs trois goals en dix minutes. C’est inadmissible. Gagner un match avec les tripes et l’engagement, ce n’est pas toujours le point fort de Meuxmême si le Patro Lensois était très chanceux dimanche en bénéficiant d’un poteau et d’une latte rentrante», lance Éric Adam.

Au classement, les Meutois ont loupé la belle opération au classement avec la défaite de Waremme combinée à celle de Givry. Au final, les Verts quittent provisoirement le podium. Espérons que le groupe ne regrette pas ces trois points perdus en fin de parcours.

La bonne affaire des Fagnards

Quentin Meerpœl et les Fagnards ont repris quatre points d’avance en tête.
Quentin Meerpœl et les Fagnards ont repris quatre points d’avance en tête.-ÉdA – Frédéric de Laminne

Grâce à leur succès contre Loyers (3-2) et aux défaites des Canaris de Givry à Namur et de Meux à Lensois, les Fagnards ont repris leur envol. Un envol à confirmer.

«Nous ne réaliserons la bonne opération du week-end qu’à la condition de battre Loyers.» Le mentor fagnard Fabrice Silvagni se montrait prudent la semaine dernière avant un derby qui présentait toutes les caractéristiques du match piège.

Pourtant, tout opposait Couvin-Mariembourg à Loyers. Solides leaders, les Fagnards disposent de la défense la plus imperméable de la série, au contraire de celle de Loyers. En lutte pour le titre, les Coalisés ont par trois fois mordu la poussière, les Loyersois, quatre fois plus. Et pourtant, la rencontre fut loin d’être une balade de santé pour les pensionnaires du Roi Soleil.

«À 2-1, nous n’avons plus mis assez de pression, un peu comme la semaine passée contre Tamines, reconnaissait le coach local. À partir de ce moment-là, l’adversaire a pris confiance. Et en seconde période, nous n’étions pas à l’abri d’un tir dévié, d’un contre ou simplement d’un but de l’adversaire. C’est la même chose dans tous les championnats et dans toutes les compétitions du monde. L’adversaire joue son va-tout et essaie de revenir au score par tous les moyens. Si notre prestation ne fut pas suffisante, ne dit-on pas que, en jouant mal et en gagnant, on devient champion? Nous verrons en fin de championnat. Il faut retenir les trois points. C’était un derby. Je suis content d’avoir vu Loyers jouer sa peau comme cela, parce que cela voudra dire, je l’espère, qu’ils feront la même chose contre nos adversaires.»

Quant à la polémique suite au refus loyersois d’évoluer sur le terrain synthétique de Couvin, Fabrice Silvagni répondait par cette question: «A-t-on plus souvent des blessures sur terrain synthétique ou en allant courir dans les rues de Loyers?»

Grâce à ce succès et aux défaites des Canaris de Givry à Namur et de Meux à Lensois, les Fagnards ont repris leur envol. Un envol à confirmer samedi prochain chez les Longolards.

Trop timorés

«Nous avons toujours joué tous les matches avec la volonté de les gagner et avec nos moyens, répondait le T1 visiteur, Éric Suray. Mais nous avons sans doute eu un peu trop peur de ce derby en début de partie. C’est peut-être pour cela que nous l’avons entamé en mode mineur. Menés au score, nous avons eu une réaction comme nous l’avions eu en début de saison. Nous sommes bien revenus dans la partie en nous créant même des occasions avant le 2-0. Derrière, nous avons fait un gros match, dans l’engagement physique principalement. Dans la circulation du ballon aussi, car nous nous sommes créé quelques occasions. Et ce malgré un noyau décimé puisque je ne disposais que de douze joueurs du noyau de base. Malgré ces circonstances, mes joueurs ont été irréprochables du point de vue de la mentalité.»

Dimanche prochain, les Loyersois abattront plus que probablement leur dernière carte lors de la venue de Verlaine.

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