Verlaine - Givry

2 février 2016 - 12:40

Picart peut compter sur tout le monde

Le jeune Antoine Dufays était titulaire à Verlaine. Les Canaris ont fait la différence en seconde période.
Le jeune Antoine Dufays était titulaire à Verlaine. Les Canaris ont fait la différence en seconde période.-Léva

Verlaine - Givry : 0 - 2

Après avoir battu le leader Couvin il y a trois semaines, Givry a confirmé sa bonne forme en disposant ce dimanche de Verlaine.

Ce succès permet aux Canaris de rester dans le sillage du leader et surtout de s’isoler à la deuxième place du classement avec trois unités d’avance sur Meux.

Bien que privés de plusieurs pions essentiels (Leva, Stouvenaker, Hinck et Résibois étaient suspendus, Billion et Hatert blessés), Givry a émergé au cours de la seconde période en terre liégeoise.

Éric Picart avait donc titularisé des joueurs en manque de temps de jeu comme Hebette, Dango, Dufays ou encore Grandjean qui a été longtemps blessé au premier tour. Et ceux-ci ont répondu présents prouvant que Givry dispose d’un noyau de qualité et de 20 joueurs capables d’être titulaires. Et Teumdie, qui n’avait marqué qu’une fois jusque-là (face à Verlaine déjà) a été décisif alors qu’il joue très peu. Entré au jeu à la pause à la place de Dango, il a mis son équipe sur le velours.

Dans ce duel, Verlaine a évolué avec trois défenseurs centraux et a copieusement dominé la première période.

Contre le vent et la pente du terrain, Givry a laissé sans doute volontairement l’initiative aux Verlainois, mais les Luxembourgeois connurent quelques moments très chauds qui auraient pu leur coûter cher. Verlaine se présenta au moins cinq fois avec plusieurs joueurs dans le rectangle adverse. Toutefois, ce n’est que sur un coup franc de Barry dévié juste à côté par Henry que les Taureaux se créaient leur seule véritable possibilité de but en première période. De leur côté les Givrytois se montraient déjà plus précis sur leur seule véritable incursion mais Racz sortait le grand jeu pour détourner un bel envoi de Remy.

Feltesse sur coup franc

Le jeu s’équilibrait après la pause. À leur tour contrariés par le vent et la déclivité, les Taureaux jouaient moins régulièrement dans la moitié de terrain adverse. Pratiquant un jeu plus en profondeur pour exploiter les qualités de Teumdie entré à la pause, Givry ouvrait la marque par son substitut bien servi par Grandjean. Verlaine aurait pu égaliser moins de cinq minutes après mais Bola, idéalement placé entre le point de penalty et le petit rectangle, voyait sa volée filer hors cadre. Les joueurs de Segatto venaient de laisser échapper leur meilleure possibilité pour égaliser.

Givry contrôlait sans problème les dernières velléités locales. Bodet, le gardien luxembourgeois, n’eut aucun arrêt à effectuer. Par contre, Racz devait s’employer sur un envoi de De Bona avant de s’incliner, à trois minutes du terme, sur un coup franc de Feltesse.

Givry rencontrera Namur le week-end prochain pour confirmer la bonne passe actuelle.

Verlaine doit être plus concret

Verlaine continue à être frustré. Bon signe, d’un côté.
Verlaine continue à être frustré. Bon signe, d’un côté.-Léva

Plus souvent habitué aux terrains de P4 durant la fin de l’été et durant l’automne, Quentin Wera a retrouvé une place de titulaire au sein l’équipe première verlainoise depuis la mi-décembre.

Dimanche face à Givry, il fut même le meilleur Taureau même si sa très bonne performance n’a pas empêché son équipe de connaître un nouveau revers à domicile. «Pourtant, après la première période, il n’y avait pas photo, nous confiait-il. Nous avions une bonne circulation de balle qui nous a permis de nous créer de nombreuses situations dangereuses mais nous n’avons pas été capables de nous créer une seule véritable occasion. Nous avons plusieurs fois tenté notre chance mais sans jamais réussir à cadrer. Nous rencontrons de grosses difficultés pour parvenir à marquer. Nous jouons bien, ce fut encore le cas face à Givry contre qui nous avons en outre gagné la majorité des duels mais le reste ne suit pas. Il manque beaucoup trop souvent de justesse dans la dernière passe ou dans le dernier geste. Dimanche, face aux Luxembourgeois, malgré notre domination de la première période, le gardien adverse n’a eu aucun arrêt à faire. Pour faire la différence, nous devons beaucoup trop souvent nous en remettre aux phases arrêtées. C’est d’autant plus frustrant quand notre équipe ramasse beaucoup de ballons en milieu de terrain et quand nous laissons peu de peu d’occasions à notre adversaire.»

Commentaires

août
août
août
août
août